Visite de la salle n° 2

La fabrique de billes
En 1871, Alexandre Barral, qui était marchand de draps à Cobonne, décida d’y créer une usine à billes. En 1914, vu la pénurie en eau, l'usine Barral fut transférée à Mirabel et Blacons au bord du canal de la Gervanne. Les paysans alentour contribuèrent à l’activité en taillant des petits cubes de pierre pour en faire des billes à l'usine. La production se poursuivit jusqu’à 1984, et aujourd’hui ce lieu va revivre, car la friche industrielle va être transformée en ateliers et en logements.

On peut voir au musée une machine à malaxer la terre pour les billes.

La papeterie, l’imprimerie
La Drôme comptait de nombreuses entreprises à l’activité papetière, comme la Piale, alimentée par la Sye, l’usine Latune, à Mirabel et Blacons ou encore la Papeterie de Montségur qui fabrique les plus beaux papiers de soie, créée en 1840 à Montségur sur Lauzon.

A voir sur place :
- une machine à imprimer de marque Foulon & Langenhagen
(les établissements Foulon et Langenhagen étaient basés à Roubaix ; leur logotype : une tour Eiffel entourée des lettres F et L.
- une bobineuse, découpeuse à papier venant de La Papeterie de Montségur


- un énorme massicot, du nom de son inventeur, Guillaume Massicot (1797-1870) de marque Ch. Mansfeld, Leipzig


- une machine à écrire, modèle Mignon AEG (Allgemeinen Elektrizitaets-Gesellschaft) datant de 1900



- une régleuse en service à la Papeterie Latune à Blacons, qui servait à imprimer les lignes des cahiers

Jean-Louis Granjon nous montre le travail du typographe dans un reportage France Bleu du 13 août 2020.

L’industrie textile
La filature est contemporaine de la sériciculture et elle est restée une industrie familiale jusqu'au début du 19ème siècle. Le moulinage permet d’obtenir toutes sortes de fils, fins, résistants, brillants, lisses, mats ou crêpés, qui au tissage donnent des tissus d’aspect très variés. Les tissages se sont installés dans nos vallées d'agriculture pauvre, régions montagneuses souvent bien pourvues en force hydraulique et en main d’oeuvre : draperie Morin à Dieulefit, usine Naef à Saillans, Tissage des Mûres à Saint-Jean en Royans...

Les machines exposées proviennent d’anciennes usines et ateliers de notre territoire :

- un métier à tisser pour soieries, provenant de Sainte-Colombe sur Gand (42) qui comptait plusieurs ateliers de tissage et de broderie, installés chez l’habitant, à la fin du 19ème (ancienne usine Romagny)

- une machine à plisser

- un gauchoir à draps de laine ou moulin à foulon, premier moulin de l’industrie textile lainière

- une machine à tricoter circulaire « La Laborieuse » (Carlton), ayant servi dans un atelier à Beaufort.


- une machine à tricoter « La Semeuse » (Amineau)
Souvent fabriquées en Angleterre, les machines à tricoter circulaires destinées au marché français se sont vendues sous différentes marques : la Prévoyante, la Laborieuse, Omnia, la Gauloise, la Ruche, les Travailleurs Réunis… La Semeuse ainsi que La Laborieuse étaient fabriquées en France, par les établissements Amineau Frères à Nantes.


- un métier à tisser provenant des Ateliers Diederichs de Bourgoin (38)

La teinturerie
Créée en 1869, la teinturerie Grand se tenait sur le quai Maurice-Faure à Crest. Rémy Grand inventa un procédé (breveté en 1886), la « tartaline », pour éviter l’emploi du tartre dans la teinture ou le mordançage.
A voir au musée, une machine à dégraisser.

Le travail du bois
Aujourd’hui encore, le travail du bois occupe un nombre important de salariés sur notre territoire : scieries, menuiseries, charpentiers...


On découvre de nombreux outils et machines ayant trait à cette activité, par exemple une presse à placage pour le bois.

A voir aussi un treuil monumental (4 tonnes) datant de 1800, avec corde en chanvre, ayant servi autrefois à effectuer des travaux sur la tour de Crest.